top of page
Rechercher

Syndrome de l’imposteur : pourquoi les femmes sont plus touchées et comment s’en libérer

Dernière mise à jour : 29 juin


Vous vous êtes déjà demandé si vos succès ne résultaient que de la chance, du bon timing ou du soutien des autres ? Avez-vous la sensation qu'un jour, quelqu'un finira par découvrir que vous ne méritez pas vos accomplissements ? Si c'est le cas, vous êtes concernée par le syndrome de l'imposteur, et vous n'êtes pas seule.



femme dans un bureau pensive qui vit le syndrôme de l'imposteur et doute d'elle-même

Ce que l’on appelle syndrome de l’imposteur


Le terme a été introduit en 1978 par les psychologues Pauline Clance et Suzanne Imes, qui travaillaient avec des femmes très qualifiées incapables d’intérioriser leurs réussites.


Malgré des preuves objectives de compétence, ces femmes continuaient à se percevoir comme frauduleuses, convaincues que leur entourage surestimait leurs capacités.

Ce phénomène est universel, mais il touche les femmes de façon spécifique et pour des raisons très concrètes.

 

Comment il se manifeste au quotidien


Vous le reconnaissez peut-être dans certaines de ces situations :

•       Vous attribuez vos réussites à la chance plutôt qu’à vos compétences.

•       Vous préparez bien plus que nécessaire par peur d’être prise en défaut.

•       Vous n’osez pas postuler si vous ne remplissez pas cent pour cent des critères.

•       Vous évitez de prendre la parole en réunion par crainte de dire quelque chose d’inexact.

•       Vous ressentez une anxiété diffuse avant chaque situation d’exposition, même lorsque vous êtes parfaitement compétente.


Ces comportements ont une conséquence directe : ils vous maintiennent en deçà de ce que vous pourriez accomplir et renforcent paradoxalement le sentiment de ne pas être à la hauteur.


Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées ?


Des injonctions contradictoires dès l'enfance : dès leur plus jeune âge, les filles reçoivent des messages subtils qui les encouragent à être discrètes et modestes. Selon une étude menée par l'American Psychological Association, 70% des femmes disent avoir ressenti le syndrome de l'imposteur à un moment de leur carrière. S'affirmer ou prendre des initiatives est souvent perçu comme un défaut, tandis que chez les garçons, ces comportements sont valorisés comme des signes de leadership.


Un environnement professionnel qui accentue le doute : évoluer dans des milieux largement dominés par les hommes peut créer un sentiment d'étrangeté et d'inadéquation. De nombreuses femmes témoignent d'une lutte constante pour être acceptées et reconnues dans des domaines où elles se sentent minoritaires.


L'héritage des lignées de femmes : les croyances et les schémas de pensée se transmettent souvent de génération en génération. L'éducation reçue de nos mères, grands-mères et ancêtres peut encore influencer notre perception de nous-mêmes. Si ces femmes ont souvent dû lutter pour être reconnues, il est fréquent que leurs doutes et leurs inquiétudes soient hérités. Prendre conscience de cet héritage peut permettre de se libérer de ces vieux schémas et d'adopter une nouvelle perspective sur sa propre légitimité.


 

Un défi particulier pour les femmes entrepreneures


Créer son activité, c’est s’exposer en permanence. Son nom, son visage, ses idées, ses tarifs, tout devient visible. Et pour une femme qui doute déjà de sa légitimité, cette exposition peut rapidement devenir paralysante.


Sans organisation derrière elle pour valider ses compétences, l’entrepreneuse est seule face au marché et au regard des autres. Le résultat est souvent le même :

•       Elle attend d’être parfaitement prête avant de se lancer.

•       Elle sous-estime ses tarifs pour ne pas avoir à se justifier.

•       Elle reporte la création de son site, l’envoi de sa newsletter, le lancement de son offre, indéfiniment.


Ce n'est pas un manque d'ambition. C'est le syndrome de l'imposteur qui se glisse dans chaque décision, chaque moment où elle devrait avancer.


Il prend souvent une forme particulièrement insidieuse : le sentiment de ne pas être vraiment experte. De ne rien apporter que les autres ne sachent déjà. Pourtant, ce que vous percevez comme des connaissances banales est en réalité le fruit de vos années d'exploration, de curiosité, d'expériences accumulées. Ce chemin-là, personne d'autre ne l'a fait exactement comme vous.


Il y aura toujours quelqu'un de plus expérimenté. Ce n'est pas la bonne question. La vraie question est ailleurs : qu'est-ce que je peux offrir au monde avec mon niveau d'expertise actuel ? Et souvent, la réponse est bien plus riche qu'on ne l'imagine.


Comment s’en libérer : 5 pistes concrètes


Il n’existe pas de solution magique, mais des pratiques qui permettent de modifier durablement le regard que l’on porte sur soi.


•       Nommer le phénomène. Mettre un mot sur ce que l’on vit est souvent la première étape la plus libératrice. Comprendre que c’est un mécanisme documenté, partagé par des millions de femmes compétentes, permet de prendre du recul immédiatement.


•       Tenir un journal de ses réussites. Le syndrome de l’imposteur prospère dans l’amnésie sélective. Noter régulièrement ce qui fonctionne — aussi modeste soit-il en apparence — rééquilibre progressivement cette perception biaisée.


•       Identifier ses voix intérieures. Quel est le discours que vous vous tenez lorsque vous doutez ? D’où vient-il ? Remonter le fil permet souvent de découvrir des messages reçus très tôt, qui n’ont plus de raison d’être crus aujourd’hui.


•       Chercher des preuves contraires. Le cerveau cherche ce qui confirme ce qu’il croit déjà. Apprendre à questionner ses pensées automatiques en cherchant des preuves de sa compétence plutôt que de son illégitimité est un exercice puissant, au cœur des approches cognitives et de la PNL.


•       S’entourer des bonnes personnes. Évoluer dans un environnement bienveillant, entourée de femmes qui vivent des défis similaires, accélère profondément le travail sur soi. Ce n’est pas un hasard si les groupes de pairs sont si efficaces dans les démarches de développement personnel et professionnel.


Et si vous n’aviez pas à le surmonter seule ?


C’est précisément pour répondre à ce besoin que j’ai créé le programme collectif

Leadership au féminin — un parcours de 6 mois en petit groupe, pour les femmes qui veulent sortir du doute, s’affirmer avec justesse et développer un leadership qui leur ressemble.

Le programme aborde la légitimité et le syndrome de l’imposteur, mais aussi la communication assertive, la gestion des émotions, la prise de parole et la construction d’un modèle de leadership personnel. Le groupe est volontairement limité à 8 participantes. Le prochain parcours démarre en septembre 2026.




Charlotte Mader est coach professionnelle certifiée ICF, formée à la PNL, spécialisée dans l’accompagnement des femmes managers, entrepreneures et profils neuroatypiques.



 
 
bottom of page